Interview

dans Parole de lycéens

 

Pour cette seconde édition, nous avons eu la chance d’interviewer un ancien journaliste, Didier Bourloton.

Comment avez-vous commencé ?

D-B: En 1975, en étant pigiste sportif pour plusieurs journaux comme Ouest-France, Sud-Ouest, Dauphiné Libéré, L’Est Républicain, L’équipe, et hebdomadaires comme France-Football. Un an plus tard, j’ai intégré à Amiens la rédaction sportive de France-Picardie, édition de la Somme du Parisien-Libéré. Celle-ci a fermé en juillet 1977.

Qu’avez-vous fait après ?

D-B: J’ai été engagé par EDENA (Maison d’édition) en 1979, pour la rédaction d’articles sur les animaux destinés à l’encyclopédie Atlas. Puis j’ai intégré le Courrier Picard à Amiens où j’ai fait toute ma carrière, la moitié environ au service de sports dont j’ai été responsable pendant 5 ans.

Des événements vous ont-t-il marqué ?

D-B: Oui, bien sûr. D’abord la révolution numérique des années 90. On passe de machines à écrire à l’ordinateur. De cabines téléphoniques à téléphones fixes … C’était une grande avancée pour nous, parfois difficile à vivre car on ne savait pas manipuler ce nouveau matériel. Cela va plus vite, on gagne du temps, pour faire les mises en pages, les maquettes, c’est bien plus simple.

Ce sont les tragédies suivantes qui m’ont marqué : l’embrasement du car de collégiens de Crépy-en-Valois en 1982 à Beaune, la mort d’Ayrton Senna et de Pierre Bérégovoy, les assassinats d’Élodie, de Patricia et de Christelle dans la Somme et celui de Fiona dans l’Oise.

C’est quoi être journaliste ? 

D-B: C’est surtout être curieux, aimer aller vers les autres, avoir une bonne culture générale et un très très bon carnets de contacts. 

Il existe en gros deux types de journalistes : ceux qui sont sur le terrain, plus ou moins spécialisés (faits-divers, économie, culture, sport, information locale) et ceux qui mettent en valeur l’information (mise en pages, graphistes).

L’Agence France Presse (AFP) fournit aux journaux l’information générale et internationale et permet d’offrir aux lecteurs un complément aux nouvelles de chez eux.

Après 35 ans de journalisme, la tête pleine de souvenirs, un bon carnet de contacts et plus de 2000 unes (premières pages) à son actif, Didier Bourloton part à la retraite en 2010.

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